Guerre des puces : les États-Unis veulent priver la Chine de machines indispensables
ASML est néerlandaise, mais Washington veut décider à qui elle vend. Le MATCH Act cible les dernières machines de lithographie encore accessibles à Pékin.
Ajout automatique par WPeMatico
ASML est néerlandaise, mais Washington veut décider à qui elle vend. Le MATCH Act cible les dernières machines de lithographie encore accessibles à Pékin.
Le géant chinois détient désormais 20 % du marché des semi-conducteurs dans le pays, selon des chiffres de 2025 publiés par le cabinet d’études IDC.
Depuis quelques jours, l’entreprise de puces électroniques est à nouveau sous pression : deux sénateurs américains (Jim Banks et Elizabeth Warren) demandent à grand bruit que Nvidia suspende ses ventes de puces d’IA de pointe destinées à la Chine et à des pays intermédiaires d’Asie du Sud-Est… après l’arrestation de trois personnes accusées d’être impliquées […]
Des menaces, mais pas encore d’actes : les États-Unis comptent davantage taxer les semi-conducteurs chinois, mais seulement en juin 2027, en raison de la « concurrence déloyale » de Pékin. La déclaration intervient dans un contexte bien particulier de guerre des semi-conducteurs, mais aussi de trêve commerciale entre les deux puissances.
Après les semi-conducteurs, les drones ? Ces appareils stratégiques, très utilisés outre Atlantique, et en majorité fabriqués en Chine, viennent de faire l’objet d’une nouvelle interdiction de vente aux États-Unis.
La Chine a modifié, récemment, sa liste dédiée aux achats du secteur public. Y figureraient désormais les semi-conducteurs utilisés dans l’intelligence artificielle de Huawei et de Cambricon, deux champions chinois des puces électroniques.
C’est une annonce choc : Donald Trump ouvre la porte à l’exportation des puces Nvidia H200 vers la Chine. Une ouverture stratégique taxée à 25 %, alors que les USA gardent leur meilleure technologie pour eux.
Sous le feu des restrictions américaines et écarté du marché chinois, Jensen Huang enchaîne les déclarations offensives dans le débat sur la domination mondiale en matière d’intelligence artificielle. Le fondateur de Nvidia dresse un constat amer : selon lui, la Chine sera bientôt mieux armée que l’Occident pour mener la course à l’IA.
Il ne reste que 11 jours à l’Union européenne pour trouver un accord sur les terres rares : des négociations de haut niveau ont lieu cette semaine pour tenter d’éviter de possibles pénuries qui mettraient à l’arrêt les industries automobile et de la défense européennes.
En Chine, le champion américain des semi-conducteurs Nvidia a été rayé de la carte : une chute déplorée par son PDG, Jensen Huang, qui pointe du doigt la responsabilité de l’administration américaine et de sa politique liée aux exportations de puces électroniques.